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Entreprises et santé : retour de vacances, le risque d’accident est-il plus élevé ou plus bas ?

Pour des millions de travailleurs, les congés d’été se terminent. Je me suis demandé si la période de reprise du travail présentait des particularités en termes d’accidentologie.

Arguments théoriques

D’un côté, on peut se dire que les vacances ont permis de se reposer. Si la fatigue est moindre et que les congés ont été agréables avec peu de tension, le risque d’accident devrait logiquement diminuer dans les semaines qui suivent le retour au travail.

D’un autre côté, comme je l’ai évoqué dans un précédent billet, plusieurs facteurs peuvent concourir à accroître ce risque :

  • certains automatismes de protection ont été perdus pendant les congés ;
  • les habitudes de travail sont à retrouver ;
  • des changements de process, d’aménagement ou d’équipe ont pu survenir pendant les vacances, créant un nouvel environnement comportant des pièges inconnus et des incertitudes ;
  • il peut y avoir une surcharge de travail pour remettre en route les activités de production.

Une absence de données

Pour tester ces arguments, j’ai fait une recherche bibliographique sur les bases documentaires françaises et internationales. Oh surprise : je n’ai pas trouvé de publication permettant de répondre à la question.

Le seul résultat intéressant que j’ai pu trouver est que plusieurs études montrent un pic d’accidents le lundi suivi d’une décroissance régulière du risque jusqu’au vendredi[1]. Par extrapolation, cela plaide en faveur d’une augmentation du risque d’accident en période de reprise du travail après les vacances.

Quelles leçons ?

Deux leçons peuvent être tirées. La première est de nature épidémiologique. Comment se fait-il que les données d’accidents qui sont à déclaration obligatoire ne soient pas analysées sous cet angle ? Pour analyser un risque, il faut commencer par le décrire et les variables de temps, de lieux, de personnes et de type d’activités sont la base indispensable qui permet de générer des hypothèses utiles pour la prévention. Comment se fait-il qu’un problème de santé au travail aussi important soit si peu décrit, alors que les données pour le faire existent ?

Il est possible que ma recherche bibliographique soit passée à côté de certains résultats et si mes lecteurs avaient connaissance d’études sur ce sujet, il serait intéressant de les partager. Il est tout à fait possible que des analyses temporelles soient réalisées dans des entreprises sans être publiées dans des revues scientifiques.

La seconde raison est que dans l’incertitude, il vaut mieux faire comme si la reprise du travail comportait un risque d’accident plus élevé. Cela doit conduire à inciter l’encadrement à une vigilance accrue et à mener des actions d’information, surtout en cas d’activité nouvelle, notamment par des procédures de type « quart d’heure de sécurité ».

Avec un slogan simple : le retour des vacances, ce n’est pas le retour des accidents !

Bonne rentrée à toutes et à tous.

[1] Par exemple : Wigglesworth E. Aust N Z J Public Health 2006; 30: 505-8

 

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