COVID-19 – Avis de l’Anses dans le rôle potentiel des animaux et des aliments dans la transmission du virus

Par un avis, publié le 23 mars 2020, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) s’est prononcé sur le rôle potentiel des animaux de rente et des aliments dans la transmission du virus SARS-CoV-2.

Au sujet du rôle potentiel des animaux de rente dans la transmission du virus SARS-CoV-2, l’Agence souligne que :
– les coronavirus humains connus à ce jour appartiennent aux genres Alphacoronavirus (HCoV-229E et HCoV-NL63) et Betacoronavirus (HKU1, HCoV-OC43, SARS-CoV, MERS-CoV et SARS-CoV-2) ;
– le SARS-CoV-2 appartient à un groupe différent des Betacoronavirus retrouvés chez les animaux domestiques.
Ainsi, l’Anses conclut « qu’aucun virus appartenant au sous-groupe du SARS-CoV-2 (Sarbecovirus) n’a été détecté et qu’il n’existe pas de lien génétique direct entre le SARS-CoV-2 et les souches de Betacoronavirus isolées chez les animaux domestiques…Le passage du SARS-CoV-2 de l’être humain vers une autre espèce animale (entre autres domestique) semble actuellement peu probable. »
De ce fait, sur le rôle potentiel des aliments dans la transmission de la maladie COVID-19, l’Anses a uniquement investigué la source de contamination des aliments via un humain infecté par le virus SARS-CoV-2.

L’Anses rappelle que les mesures générales d’hygiène doivent être appliquées lors de la préparation des aliments (lavage régulier des mains, nettoyage et entretien régulier des surfaces, des matériels et des ustensiles, séparation des aliments crus et cuits). Le lavage des mains avec du savon avant et pendant la préparation des repas est une mesure essentielle. Ce lavage doit avoir lieu après tout geste contaminant (après avoir toussé, après s’être mouché, etc.).
Par ailleurs, toute personne malade doit connaître l’importance de ne pas manipuler des aliments si elle présente des symptômes de gastro-entérite.

En outre, l’Anses spécifie que :
– la cuisson (4 minutes à  63°C) pourrait être considérée comme efficace pour inactiver les coronavirus dans les aliments ;
– pour les aliments préparés, crus ou insuffisamment cuits, les données actuelles montrent que les coronavirus semblent stables à des températures basses et négatives, la réfrigération et la congélation ne constituent donc pas un traitement d’inactivation pour ce microorganisme.

Pour finir, l’Anses conclut « qu’en l’état actuel des connaissances, la possible contamination des denrées alimentaires d’origine animale à partir d’un animal infecté a été exclue. L’humain infecté peut contaminer les aliments dans le cas de mauvaises pratiques d’hygiène, par la toux, les éternuements ou les contacts avec des mains souillées. À ce jour, aucun élément ne laisse penser que la consommation d’aliment contaminé puisse conduire à une infection par voie digestive et la possibilité d’infection des voies respiratoires lors de la mastication ne peut être cependant totalement exclue. »

Pour information, les experts de l’Anses soulignent l’incertitude « moyenne » attachée aux conclusions de leur avis du 9 mars 2020, compte tenu du nombre limité d’études scientifiques sur ce nouveau virus. De nouveaux faits scientifiques, qui viendront compléter les connaissances sur ce virus, pourront modifier cette incertitude.

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