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Appareils à pression : précisions du ministère de l’Environnement
A l’occasion d’une conférence de la DGPR (Direction générale de la prevention des risques) le ministère de l’Environnement a publié le 20 février 2018, un support relatif à l’évolution récente de la règlementation des appareils à pression, notamment en précisant les modalités du suivi en service de ces équipements, modifiées par l’arrêté du 20 novembre 2017. La DGPR a surtout explicité les différentes obligations des exploitants lors du suivi en service selon que l’équipement est soumis ou non à un plan d’inspection.
Champ d’application de l’arrêté du 20 novembre 2017
Le ministère de l’Environnement a confirmé qu’étaient notamment exclus du champ d’application de l’arrêté du 20 novembre 2017, en raison de leur absence au sein des directives que cet arrêté était chargé de transposer (les directives 2014/29/UE du 26 février 2014, 2014/68/UE du 15 mai 2014 et 2015/1535/UE du 9 septembre 2015) les équipements suivants :- les équipements électriques à haute tension tels que les appareillages de connexion et de commande, les transformateurs et les machines. ;
- les équipements sous pression transportables définis à l’article R. 557-11-1 ;
- les équipements sous pression nucléaires définis à l’article R. 557-12-1 ;
- les appareils spécifiquement destinés à l’équipement ou à la propulsion des bateaux, des navires ou des aéronefs ;
- les générateurs d’aérosol mentionnés par l’arrêté pris pour l’application du décret n° 2010-323 du 23 mars 2010 relatif à la prévention des risques résultant de l’usage des générateurs d’aérosol ;
- les équipements répondant aux caractéristiques des catégories 0 ou I mentionnées au II et au III de l’article R. 557-9-3 et qui appartiennent à la catégorie des ascenceurs (R125-2-9 du Code de la construction et de l’habitation) ou des appareils à gaz et équipements d’appareils à gaz visés à l’article L. 557-1 du Code de l’environnement ;
- les extincteurs d’incendie.
Suivi en service avec ou sans plan d’inspection ?
La DGPR indique que l’arrêté du 20 novembre 2017 scinde les modalités de suivi en service des ESP entre un système standard (sans plans d’inspection) et un système avec plans d’inspection. Pour ce dernier système, la présence d’un SIR (service inspection reconnu) n’est pas rendue obligatoire. Rappelons que le plan d’inspection est un document rédigé par l’exploitant selon les guides professionnels ou les cahiers techniques professionnels approuvés. Il est approuvé par un organisme habilité ou un SIR, et couvre un équipement ou un lot d’équipements.Obligations des exploitants
Déclaration de mise en service et contrôle de mise en service (CMS)
Les déclarations de mise en service couvrent le même périmètre que celui de l’arrêté du 15 mars 2000 mais une nouvelle déclaration de mise en service n’est plus obligatoire en cas de modification notable sur un équipement (seulement en cas d’intervention importante). L’exploitant qui ne dispose pas d’un SIR ne pourra pas effectuer lui-même de contrôle sur les GV (générateurs de vapeur) et ACAFR (autoclaves – appareils à couvercle automatique et à fermeture rapide) mais pourra le faire sur tous les autres récipients. Pour la réalisation des déclarations de mise en service, l’obligation de recourir au téléservice Lune demeure, à la différence que devra être ajoutée désormais la date de l’attestation du contrôle de mise en service, lorsqu’il est obligatoire. Le ministère précise que les contrôles de mise en service pourront se faire de manière volontaire afin de rentrer dans le cadre de périodicité défini par l’arrêté du 20 novembre 2017 et ainsi effectuer les inspections périodiques selon les fréquences définies dans le tableau ci-dessous.Inspections périodiques
Elles sont réalisées selon la nature de l’équipement et du fluide pour les équipements sans plans d’inspection (par exemple, les périodicités pour les GV passent de 18 mois à deux ans). Cet élargissement a notamment pour but de cadrer avec les arrêts programmés d’entreprises. Pour les équipements standards non dotés d’un plan d’inspection, les périodicités sont celles détaillées dans le tableau ci-dessous.1ère inspection périodique | 2ème inspection périodique | Requalification périodique | ||
Mise en service ou modification notable sans CMS | Au bout de 3 ans (ou 40 mois si mise en service avant le 1er janvier 2018 | 4 ans après la 1ère inspection | Au bout de 10 maximum après mise en service | |
Mise en service avec CMS ou requalification périodique (4/2/4) | Au bout de 4 ans | 2 ans après la 1ère inspection (sans visite intérieure si réalisée dans les deux ans) | 4 ans après la 2ème inspection périodique et 10 ans maximum après mise en service | Les périodicités pour ce cas peuvent se faire selon la périodicité 2/4/4 ou 4/4/2 (la périodicité maximum entre deux inspections ne peut excéder 4 ans sans plans d’inspection) |