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Covid-19 : la santé mentale fragilisée

Alors que le recul au moins provisoire de l’épidémie laisse espérer une vie quotidienne moins perturbée, les entreprises ne devraient pas baisser la garde. Car cette épidémie n’a pas que des impacts à court terme. En particulier, de nombreuses études montrent qu’elle a un retentissement sur la santé mentale des employés. Celui-ci pourrait être d’autant plus durable qu’il est négligé.

Stress, anxiété, fatigue, inquiétude

La dernière enquête CoviPrev de Santé publique France réalisée en janvier 2022 indique :
  • 18 % des Français montrent des signes d’un état dépressif.
  • 25 % des Français montrent des signes d’un état anxieux.
  • 66 % des Français déclarent des problèmes de sommeil au cours des 8 derniers jours.
  • 9 % des Français ont eu des pensées suicidaires au cours de l’année.
De même, le Comptoir de Malakoff Humanis, un portail qui rassemble des dossiers pour améliorer la performance des entreprises, fournit des indications qui vont dans le même sens en les mettant en relation avec les confinements successifs, le développement rapide du télétravail et l’absence au travail.  

Les troubles psychologiques sont la cause de 19 % des arrêts de travail

(hors les arrêts liés au Covid lui-même). Une dégradation de la santé mentale est déclarée par 41 % des salariés. Ce sentiment est plus marqué chez les salariés ayant vécu une situation d’isolement social, une situation financière compliquée, un deuil ou une situation difficile sur le plan familial ou du logement. Les femmes sont également plus atteintes sur le plan de la santé mentale de même que les parents isolés. Les managers ne sont pas moins touchés. Au contraire, ils sont 46 % à signaler que leur santé mentale est mauvaise. La même étude révèle que le manque de reconnaissance, le manque de clarté dans les missions, une charge de travail excessive sont des facteurs de risque de mauvaise santé mentale. Cet ensemble de données montre ce que l’on peut appeler une fatigue mentale et une vulnérabilité particulière. Or, les entreprises ne semblent pas avoir suffisamment pris conscience de cette situation : c’est ce qu’affirment 43% des salariés.  

Que faire ?

La première chose est de réaliser que cette fragilité mentale est fréquente et qu’elle ne va pas disparaître spontanément. Certes, une prise en charge individuelle peut améliorer les troubles mentaux, mais cela ne suffit pas. Il y a une dimension collective et organisationnelle qui doit être traitée.
  • En exerçant une vigilance sur certains signaux comme :
Des erreurs inhabituelles, des oublis répétitifs, le non-respect des délais fixés ; des difficultés d’organisation ; Des surréactions comportementales : irritabilité, réactions inappropriées en réunion, découragement manifeste ; ou à l’inverse un surinvestissement professionnel ;
  • En incitant à la bienveillance managériale :
L’écoute, le dialogue, le partage de ses émotions sans être intrusif, la valorisation des efforts, le droit à l’erreur, un accompagnement attentionné aux télétravailleurs, sont des attitudes managériales favorables à la santé. La formation est plus que jamais indispensable. Il ne s’agit pas de transformer les managers en psychologue. Les comportements appropriés pour combattre la fatigue mentale relèvent du bon sens. Mais d’une part, il faut les encourager depuis le plus haut niveau de l’entreprise. D’autre part, il faut aider les managers à trouver un équilibre entre le déni et le maternage. Fondamentalement, ce qui est en cause est l’incertitude que chacun ressent pour sa santé, son emploi et son avenir. L’idée n’est pas d’être systématiquement rassurant au risque de passer pour un baratineur. Elle est d’être transparent sur la situation, de donner des signaux positifs quand cela est justifié et de nommer les enjeux.   Les HSE ont également un rôle à jouer. Déjà en tant que managers eux-mêmes. Mais aussi en aidant le DRH à recueillir des données pertinentes permettant d’identifier précocement les entités où se manifeste une souffrance accentuée. Pour cela, les données d’absence au travail sont d’autant plus utiles qu’elles sont disponibles en routine. Des enquêtes internes par autoquestionnaire simple peuvent les compléter valablement. Indépendamment de savoir si nous avons vécu ou non une dernière vague, ce serait une erreur de revenir au business as usual. Les conséquences de cette crise sanitaire sont loin d’être derrière nous ;

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